« A quoi servent véritablement les réunions de
la Formation Spécialisée Santé, Sécurité et Conditions de Travail (F3SCT) ?
Quel rôle doivent y jouer les organisations syndicales ? »
C’est par ces mots qu’a débuté le F3SCT de vendredi 18 octobre dernier lors d’une intervention portée par la CGT, FO et l’UNSA. Cette prise de parole avait pour but de rappeler nos revendications principales, en réaffirmant l’importance de placer au cœur de cette instance les priorités liées à la santé, à la sécurité, et aux conditions de travail de l’ensemble des agents. Les 3 syndicats dénonçaient le fait que trop de sujets de moindre importance prenaient la place de dossiers aux enjeux fondamentaux.
Nous vous partageons ci-dessous les prises de position de la CGT durant cette instance.
Points d’information
- Visite des locaux du CEI par les membres de la F3SCT
A la demande des organisations syndicales, une visite aura lieu le 28 novembre prochain afin de découvrir cette équipe en charge de la rocade, nouvellement intégrée à Dijon Métropole.
- Démarche Violence sexiste au Travail
La ville et la métropole n’ont pas été lauréates de l’appel à projet du Fonds National de Prévention des risques de la CNRACL – Violences sexistes et sexuelles. Pour autant, un travail en interne sera engagé. La CGT a redit son souhait d’y être associé.
Points d’étape sur des sujets abordés en F3SCT
- Déménagements et travaux en cours
Atrium : La CGT a fait un certain nombre de remarques : les fortes chaleurs dans le bâtiment qui ne seront réglées que par l’utilisation de climatiseurs, le manque d’isolation acoustique entre les bureaux, le temps de pause déjeuner à respecter et les conditions d’accès à une/des offres de restauration, la vigilance à avoir concernant le bruit dans le hall du bâtiment lors de sa mise en activité.
Palais des ducs (cour de Flore) : Elle a demandé à avoir accès au cahier des charges de l’assistance à maitrise d’ouvrage (AMO) ainsi qu’au plan d’implantation prévisionnelle des services dans le palais des ducs.
Quai 64 : Le projet d’intégration de la Direction du numérique dans le bâtiment Quai 64 (sur le site d’OnDijon, quai Nicolas Rolin) est annoncé au détour d’une phrase. Le bâtiment doit être acheté prochainement et l’installation des collègues est prévue pour l’été 2025. Quelles seront les conditions de travail (open space ?) ? Comment s’organisera la mobilité/accessibilité des collègues ?
Maison des associations : Alors que des travaux importants ont actuellement lieu à la maison des associations, le sujet n’était même pas à l’ordre du jour ! La CGT a alerté l’employeur sur les conditions de travail des collègues toujours dans le bâtiment qui doivent travailler dans le bruit, provoquant désagréments et fatigue. La mise en place de télétravail supplémentaire pour les agent.e.s serait-elle envisageable ? Des bouchons d’oreille moulés leur seront prochainement livrés, mais à quand l’installation d’un algéco pour remplacer leurs bureaux ?
Bibliothèque Colette : Est-ce que les agent.e.s sont-ils/elles bien informé.e.s du déroulement du projet ? Comment vont-ils/elles travailler pendant les travaux ?
Dossiers
- Transformation du parking Heudelet en parc urbain.
D’ici le mois de juin, les agent.e.s de la métropole n’auront plus accès au parking. Cet espace sera transformé en parc public. Les travaux, d’un montant de 600 000 € démarreront en février 2025. Pour la CGT, ce dossier ne devrait pas passer en F3SCT. La suppression du parking est un choix de la collectivité. La CGT demande qu’une réflexion sur la prise en charge des frais de transports en commun s’ouvre afin de concilier transition écologique et justice sociale.
- Accompagnement en cours à la direction Affaires juridiques et Commande publique.
Lors du CST du 8 mars 2024, la CGT a alerté l’employeur sur la charge de travail de la direction de la commande publique et sur les nombreux départs d’agent.e.s ayant quitté le service. Un travail d’accompagnement de la DRH est actuellement en cours. La CGT a demandé à avoir accès au diagnostic réalisé dans ce cadre et a questionné le lien entre les 2 directions aux locaux éloignés.
- Bilan statistiques Accident du Travail 2023.
Les CRI (compte rendu d’incident) et les fiches alerte ne remplacent pas les déclarations d’accidents du travail. Se faire agresser sur son lieu de travail par un usager ou un collègue doit être reconnu comme un Accident du Travail. Par ailleurs, il y a urgence à finaliser et à mettre en œuvre le Programme Pluriannuel de Prévention des Risques professionnels et d’Amélioration des Conditions de Travail, véritable feuille de route pour le travail de prévention dans nos collectivités.
- Point d’étape sur les différents groupes d’études.
Le 7 juillet 2023, la CGT a porté le projet de création d’un groupe de travail unique pour l’ensemble des thématiques (sûreté, aménagement des locaux, addiction) mais n’a pas remporté l’adhésion des autres partenaires syndicaux. Quinze mois plus tard, nous ne pouvons que déplorer la lenteur du travail voire l’inefficacité de ces groupes alors que des sujets importants tels que la mise à jour des documents uniques d’évaluation des risques professionnels (DUERP) est attendue. Concernant le groupe sûreté, la CGT a demandé à l’employeur la présentation lors d’une prochaine instance du bilan d’activité de la police municipale (statistiques, sur les interventions, infractions constatées, informations sur le fonctionnement…).
- Appel à projet « dessinons notre espace de travail collaboratif et durable ».
La CGT a interpellé l’employeur au sujet du dispositif Mét’ODD, en soulevant une question essentielle : à Dijon, ne sommes-nous pas en train de glisser vers une forme de « management du bonheur » ? Cours de gym, mobilier Ikea, plantes vertes, ateliers de jardinage, tables de pique-nique et parasols… Bien que ces initiatives ne soient pas critiquables en soi, elles ne semblent pas accessibles à toutes et tous. Surtout, elles paraissent éloignées des véritables besoins des agent.e.s, tels que la reconnaissance des compétences et du travail, la préservation d’un équilibre entre vie privée et vie professionnelle avec un véritable droit à la déconnexion, sans oublier la question cruciale de l’augmentation des salaires.
Cette intervention de la CGT a suscité une réaction virulente de l’employeur, qui nous a accusés de « persifler » avant de quitter la séance. Nous tenions à vous informer de cet incident, que nous jugeons préoccupant pour la qualité des échanges entre les syndicats et la collectivité. A la CGT, quand un membre prend la parole, c’est au nom de toute la CGT. Pour nous , le dialogue social repose sur des débats parfois opposés, mais toujours dans le respect mutuel. L’incident de vendredi dernier ne fait que renforcer notre détermination à défendre les droits syndicaux et à poursuivre notre engagement pour faire avancer les revendications des collègues.
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